lundi 26 janvier 2015

Sarah mène un grand MERCI à un grand Héros !



Cher Lassana,

Voilà plus de 15 jours que  tu as eu ce geste de bravoure, celui là même qui te vaut d’être connu de nous tous et de te balader avec humilité, sur les chaines de notre Télévision Numérique Terrestre. Voilà plus de 15 jours donc, que j’ai envie de te dire MERCI. Merci d’avoir été là pour arrêter l’hémorragie, merci d’avoir été assez bon et bienveillant pour que le courage l’emporte sur la peur.

Je me permets de te tutoyer puisque tu as l’âge de mon petit frère et que tu es maintenant celui de tous les enfants de la République. Un petit frère dont nous pouvons être fier, qui nous touche par son regard enfantin, qui nous épate par son comportement héroïque mais pour lequel on s’inquiète aussi.

mardi 13 janvier 2015

Sarah conte sa marche, ta marche, NOTRE marche

Depuis mercredi et vendredi, mon cœur saigne. Pas de larmes mais beaucoup de questions. Quand je me suis levée dimanche matin, je savais que j’avais rendez-vous avec l’Histoire. 
Pour moi, le temps du deuil était passé, ou du moins enfoui, et il était temps de se lever et de rester debout face au terrorisme. Il était temps de rappeler à tout le monde que ce n’est pas ça la France, que ce n’est pas la peur mais que ce sont des valeurs. Certains diront « enfin », mais les « trop tard » ne gâcheront pas la « fête », même s’il y a 2 ans ça aurait été réconfortant de voir autant de monde se rassembler autour des victimes de ce terroriste de Toulouse. Mais participer à la marche du 11 janvier n’a jamais été une question.  Les questions sont ailleurs, « Pourquoi ? » « Comment ? » « Et après ? ». 
 
Mais certainement pas sur le sursaut, la mobilisation, le rassemblement. Je me suis préparée et nous y avons été avec ma sœur et mes amis : les 3 religions monothéistes représentées dans les rangs, j’étais fière que nous soyons une représentation de la diversité et de la fraternité, fière d’être française. Nous avons crié fort le nom de « liberté ». Pour ma part, je n’ai pas oublié que plus d’« égalité » (sociale, des chances) permettrait sans doute plus de « fraternité ». Je n’ai pas oublié non plus que le débat public devait prendre le dessus et que les sujets des religions, de la laïcité et de l’éducation devaient émerger de ces événements. Enfin, j’ai pensé fort qu’il ne fallait plus que les questions de sécurité, d’immigration ou d’identité nationale soient confisquées par le FN. 

Pendant la manif, j’ai pris des bides énormes en voulant lancer la Marseillaise face une foule impassible mais mon égo s’en remettra. Les parisiens étaient parfois un peu mous mais j’ai compris que les gens encore choqués n’avaient pas le cœur à scander. Comme me l’a rappelé justement un Monsieur dans le cortège, chacun se mobilise à sa façon. J’ai donc voulu rassembler un ensemble de témoignages pour savoir comment les autres avaient vécu cette marche républicaine. 


jeudi 8 janvier 2015

Sarah est Charlie


Je suis Charlie

Mais pas que

Je suis terrassée
Je suis choquée 
Je suis touchée
Je suis émue
Je suis en colère
Je suis glacée
Je suis courbaturée
Je suis endeuillée
Je suis inquiète
Je suis triste
Je suis bouleversée
Je suis retournée
Je suis solidaire
Je suis sonnée
Je suis concernée
Je suis Française

Et surtout je veux dire NON !

Non parce qu’en tant que Française, je veux jouir de ma liberté de penser et continuer à écrire librement dans mon blog et ailleurs.

Non parce qu’en tant que Française, je veux jouir de ma liberté de culte et aller à la synagogue sans avoir peur.

mardi 6 janvier 2015

Sarah mène un peu de futur dans nos imaginaires !



2015 !!! Je ne sais pas pour vous,  mais pour moi c’est juste surréaliste de penser que c’est l’année dans laquelle on vient de rentrer… 2015, quand j’étais petite, c’était l’année des robots qui font tout à notre place et des voitures volantes, au moins ! 

Et pourtant en grandissant, quand on s’imagine le futur on cesse de rêver à tout ça. C’est vrai plus le temps passe et plus on pense plutôt aux enfants qu’on souhaite avoir, à l’éducation qu’on aimerait leur donner, aux aspects plus émotionnels de la vie. A tout ce qui nous attend en mode rythme de vie classique : mariage, enfant, retraite, vieillesse … On pense plus robot, lunettes à rayon X, machine à remonter dans le temps…plus quand on a trente et quelques années…

Et pourtant nos environnements sont si importants. Que celui qui en passe pas 2h sur son Smartphone me jette la première pierre ou se taise à jamais (oui je sais j’ai tout mélangé). 

mardi 16 décembre 2014

Sarah biboche nos petits cœurs



De ce que tout le monde dit, l’amour est la plus belle des choses sur laquelle on peut écrire. Les chansons, les livres, les poèmes, les lettres…  Alors en attendant de le rencontrer cet amour, avec son grand A, avec son lot d’espoir et d’éternité, j’ai décidé de lui écrire…

« Mon amour,

Le jour où nous allons nous rencontrer, je sais déjà comment cela va se passer. 

Quand nos yeux vont se croiser, il y aura cette évidence dont tout le monde parle. Comme une étincelle que seule toi et moi verrons. Nous allons nous reconnaitre. Moi, je vais voir notre vie défiler devant mes yeux : nos premiers sourires, notre première danse, notre première maison, la naissance du premier, la rentrée au collège du troisième, le mariage du second, et tout le reste.

Quand je vais me plonger dans tes yeux, je vais vivre en quelques secondes la force et le tourbillon de notre futur ensemble.

jeudi 11 décembre 2014

Sarah mène dans le monde des songes



À partir du moment où on ferme les yeux, c'est comme si on était dans la salle d'attente du sommeil. On attend de basculer de l'autre côté. C'est le moment où nos secrets ou ce qui s'est passé d'important dans la journée se transforment et passent sur votre disque dur.  Ce moment où on lutte parfois contre le sommeil comme si la journée n'avait pas été assez longue, comme si on voulait encore grappiller quelques minutes. 

C'est le moment où tout s'apaise enfin mais c'est aussi le moment où tous vos doutes ressurgissent, où toutes les inquiétudes remontent à la surface. Finalement c'est le seul moment où on est face à soi-même. Plus personne ne peut vous rassurer, emporter notre attention ou nos pensées ailleurs.  Il y a juste vous et vous-même.  C'est le moment de toutes les remises en question, ça se passe ici et tous les soirs. 

lundi 8 décembre 2014

Sarah pelle des instants de vie !!

Parfois je fais le tri dans mon iPhone, et de presque 2 ans de moments capturés, j'ai retenu ça... Il parait que les images valent mieux que des mots... Voici donc un concentré de ma vie des 20 et quelques mois écoulés.

(malheureusement, impossible de taguer sur le blog, mais ceux qui étaient là se reconnaitront)












Mais y'en a encore...

jeudi 4 décembre 2014

Sarah mène un peu d'un autre blog !

Vous savez, pour les plus fidèles d'entre vous, que j'ai aussi à coeur ici de vous faire découvrir d'autres bloggeurs. En navigant sur la toile et sur Twitter, on a parfois la chance et la surprise de tomber sur de petites pépites, ou noisettes devrai-je dire dans ce cas.

Je vous laisse donc découvrir Squirelito et son blog  squirelito.blogspot.fr , pour votre plus grand plaisir !

Votre vie
- Comment vous définissez vous, en 3 mots ?
Un écureuil arboricole hermaphrodite, une espèce assez rare je le conçois...

lundi 1 décembre 2014

Sarah mène son coming out féministe !

Depuis quelques jours, entre la journée contre les violences faites aux femmes et les 40 ans de la loi dépénalisant l’IVG, on peut dire que les femmes sont au centre de l’actualité. Même si je ne m’étais jamais vraiment posé la question avant, mes lectures et mes recherches de ses dernières années m’ont interrogée sur mon féminisme. Féministe, moi ? Il me semblait que c’était un concept lointain, parfois même désuet, réservé à une minorité de féroces militantes. Et pourtant j’ai l’impression de l’avoir toujours été. Mais pourquoi ? Et pourquoi pas ?

Je dois donc vous le dire, je me suis découverte féministe, et je n’ai pas honte de le dire. Et je vais même vous expliquer pourquoi.


mercredi 19 novembre 2014

Sarah fistole un semblant d’optimisme



Encore une fois j’avais promis d’écrire ici plus souvent et encore une fois, j’ai manqué à ma parole. Il faut dire qu’en ce moment, comme vous le savez, la transition s’éternise et ma vie n’est pas des plus passionnantes. Les conversations silencieuses se suivent et mes yeux, presque toujours rivés à un écran essayent de ne pas pleurer. La route semble si longue et j’ai peur, qu’à chacune de ses étapes solitaires, mon cœur se ferme et se durcisse un peu plus. Heureusement, la plupart du temps, cette âpreté reste coincée entre les lettres de mes claviers et je sourie pour noyer le poisson. Pas facile de ne pas laisser le peu de confiance restant s'émousser au fil du temps

Garder le cap, la tête haute. Persévérer, comme tout le monde dit. Que pourraient-ils dire d'autre ?
Que pourraient-ils faire d'autre ?

mercredi 1 octobre 2014

Sarah mène une année de plus !



A deux jours de mon anniversaire, j’ai décidé de vous raconter ces 48h avant de fêter mes 32 ans. L’écrire, m’aide déjà à me faire à l’idée, à m’habituer. Vieillir est inexorable et c’est surement un des sujets les plus traité en poésie, en philosophie. Et pourtant on parle toujours de la vieillesse, de l’approche de la mort, et peu des années que l’on prend quand on est, espérons-le, loin de là.  La crise de la trentaine ou même du milieu de vie est finalement, seulement, l’apanage des magazines féminins. Comme si les hommes n’avaient pas cette conscience de vieillir. A moins que ce ne soit des concepts psy inventés par les psys.
 
Pourtant on peut tous être nostalgiques, et on a tous des souvenirs…

mercredi 24 septembre 2014

Sarah mène son bilan annuel



Avec la nouvelle année feuj qui arrive, à grand pas puisque c’est ce soir que ça se passe, vient le temps de dresser un petit bilan de l’année… En plus, mon anniversaire étant dans quelques jours, j’ai toujours le droit à cette « double peine » à cette période de l’année.
 
Cette année, je l’ai ressentie un peu comme une année de transition : prendre la décision de rentrer en France, de prendre le temps de chercher un boulot stable, qui me plait vraiment, d’essayer d’oublier les échecs ou les déceptions du passé et de se concentrer sur l’avenir…

C’est un peu ce que je vais faire dans ce petit bilan aussi, plus un constat du présent et des désirs d’avenir (comme dirait Ségo) que d’énumérer tout ce que j’ai fait (ou pas) sur les 12 derniers mois. Comme dirait ma tante, je jouis actuellement d’une liberté totale : pas de boulot, pas de mari (ni de mec non plus d’ailleurs), pas d’enfants...

jeudi 24 juillet 2014

Sarah mène une envie de STOOOOOOOOOP et de PAIX !!!


Quand on rentre, comme moi, de 14 mois à Tel Aviv , on est forcément estampillée pro israélienne, et je vous le confirme , je le suis ... Mais ça ne m'empêche pas d'être également pro palestinienne , dans le sens où mes propos et mes pensées accompagnent la volonté de 2 états coexistant en sécurité et en paix.

Mais à lire  les réseaux sociaux, que ce soit Facebook ou Twitter , où chacun s'improvise apprenti journaliste ou même parfois apprenti historien, on ne peut pas vraiment dire que ce soit le cas de tous.

mercredi 2 juillet 2014

Sarah nime une flamme jamais éteinte



Mon cher Israël,

Depuis que je t’ai quitté en mars dernier, j’ai eu chaque jour envie de t’écrire quelques mots. Je sais que je suis partie sans rien dire, sur la pointe des pieds et que tu ne méritais pas ça, que notre amour ne méritait pas ça, qu’une lettre aurait été le minimum.

Aujourd’hui, je ne suis pas là pour ça. J’ai appris via les réseaux sociaux et les gens qui t’ont vu récemment, que tu vis des moments très difficiles, donc je ne souhaite pas enfoncer le clou.

Je souhaite tout simplement prendre de tes nouvelles et être là avec toi dans ces heures où tu enterres tes enfants, je souhaite prendre ta main dans la mienne et juste être présente.

lundi 30 juin 2014

Sarah conte sa vie amoureuse !


Quand j’ai quitté Tel Aviv, je pensais que j’allais directement poursuivre et reprendre où elle en était, mon histoire avec Paris. Je m’attendais à de chaleureuses retrouvailles entre journées de travail dans un nouveau bureau et soirées animées avec mes amis. 
 Malheureusement pour moi, Paris n’est pas une ville facile, il a donc décidé de me faire languir. Mais la question que je me pose c’est : « est ce qu’il me fait payer, a posteriori, une rupture soudaine et unilatérale à la fin de l’année 2012 ? »